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À un mètre cinquante

À un mètre cinquante

Tout est remis à demain 
Les rues se vident
Un ennemi invisible nous guette
Et...
Les bars pleurent nos étreintes 

Soyons hors la loi
Mon amour

Souffre que je t’écris ce poème 
Au rythme d’un cœur
Qui risque d’être testé positif 

Je revendique mon confinement 
Dans la musicalité de ton entre-cuisse

Je t’aime à un mètre cinquante 
Sans gants 
Ni « hand sanitizer »
Je t’aime sans N95

Mais à combien de pas 
Meurt-on d’une envie de s’embrasser

Joubert Joseph
Delmas, 9 avril 2020

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